Le système en général
Quel est le système de yoga pratiqué dans le Sahaj Marg ?
C'est l'ancien système du raja-yoga, le yoga du mental. Il est
considéré comme le roi des yogas, car il cherche à atteindre la
réalisation du Soi par la régulation, le raffinement et finalement
la divinisation du mental. L'ancien système de raja-yoga du sage
Patanjali comprenait huit étapes :
1. yama : ce qu'il ne faut pas faire pour mener une vie exemplaire
sur le plan moral,
2. niyama :ce qu'il faut faire pour mener une vie exemplaire
sur le plan moral, 3. asana : une bonne posture physique, 4. pranayama
: le contrôle du souffle 5. prathyahara : le retrait des sens
de leur tendance à se tourner vers l'extérieur, 6. dharana : la
concentration du mental vers l'intérieur de soi-même, 7. dhyana
: la méditation, 8. samadhi : l'absorption dans un état de non
pensée.
On peut voir que dans cet ancien système, c'est seulement après avoir accompli les six premières étapes que l'aspirant spirituel était initié à la méditation, laquelle devait le conduire au samadhi, la dernière étape du yoga. Notre système a été modifié et simplifié pour s'adapter au mode de vie actuel, en particulier la vie de famille. Ici, l'aspirant est introduit directement à la méditation, sans passer par les stades préliminaires mentionnés plus haut. De plus, le but de la pratique a été porté bien au-delà du samadhi comme nous le verrons par la suite.
Pourquoi appelez-vous ce système Sahaj Marg ?
Le système porte le nom de Sahaj Marg qui signifie "la Voie
Simple", ou "la Voie Naturelle" car il intègre les aspects physique,
mental et spirituel de l'homme sans exercer aucune force ou pression.
Il n'exige pas d'austérité, ni de négation de soi, de pénitence,
de renoncement extérieur ou de célibat, … etc. Les Maîtres de
notre système ont eux-mêmes été des chefs de famille et nous ont
enseigné que l'homme doit vivre une vie complète et naturelle
(à l'abri de tout extrême) qui seule peut le mener vers le but
ultime de l'existence.
Le but et le Maître
Qu'entendez-vous par but ultime de l'existence ?
Nos Maîtres nous enseignent que l'existence humaine, avec tous
ses charmes et ses désenchantements, n'est pas une fin en soi.
Quand nous avons été créés par Dieu, nous Lui étions tout à fait semblables, et demeurions avec Lui. Mais à mesure du processus de l'évolution, nous avons développé un sentiment d'identité séparée, communément qualifiée d'ego. Nous avons oublié notre demeure divine et nous nous sommes mis à poursuivre dans cette vie des buts de nature inférieure.
Mon Maître dit que nous devons mettre en route le processus d'involution, pour redevenir ce que nous étions au moment de la création, c'est-à-dire des âmes véritablement divines, ne différant que par une identité nominale entre Lui et nous. Il enseigne que cela n'est possible que si nous renonçons à nos tendances à la dispersion. Nous rassemblons le mental sur un seul point, le cœur, et le dirigeons à nouveau vers l'intérieur, pour voir à nouveau clairement notre chemin vers le Divin. C'est ce que nous appelons le véritable Soi en nous. Au Sahaj Marg, la réalisation du Soi est la réalisation de Dieu. Cet objectif est rendu possible pour tout chercheur sincère grâce à notre système de méditation qui s'appuie sur le pouvoir spirituel du guide, le Maître.
Quelle est l'utilité d'un maître ? Ne pouvons-nous pas avoir une pratique spirituelle par nous-mêmes et parvenir au but ?
Le Sahaj Marg croit en la nécessité d'un maître ayant une forme humaine. Pour la plupart des êtres humains, il n'est pas possible d'atteindre le but en suivant juste ce qui est écrit dans les livres. Celui qui connaît la voie et a lui-même atteint le but, peut guider les autres dans ce difficile voyage spirituel rempli des pièges tendus par l'ego qui se ment à lui-même. À vrai dire, à moins d'abandonner l'ego et apprendre à accepter de dépendre, pour notre cheminement, du guide que nous avons choisi, la réalisation du but serait tout à fait impossible.
Comment trouver un tel guide, un maître ?
Le fondateur de cette Mission, Shri Ram Chandra, affirme qu'une prière sincère appelant un tel Maître le mènera à votre porte !
Quand je le rencontrerai, comment saurai-je qu'il est celui que je dois suivre ?
Tout d'abord en testant le système qu'il vous demande de pratiquer. Si vous constatez son efficacité à produire un progrès spirituel rapide chez vous, vous reconnaîtrez naturellement le niveau et la capacité de l'homme sur lequel s'appuie ce système. Dans le Sahaj Marg, nous conseillons au nouveau venu de pratiquer sincèrement pendant une période d'au moins trois mois afin de pouvoir juger de son efficacité.
Le système et les Maîtres
Comment juger de l'efficacité de votre système ?
Par le processus de changement qui commence en vous dès le premier jour. L'état de votre mental change. Vous ressentez de la légèreté d'esprit et un état de calme intérieur. Les tensions mentales disparaissent. Le mental se purifie et se clarifie. Les structures mises en place par votre ego sous la forme de traits de caractère et de comportements négatifs, tels que des aversions, des attachements, de l'orgueil, des préjugés, de la colère, etc. se dissolvent dans l'état intérieur créé par une pratique régulière. Grâce à la pratique, le pouvoir spirituel du Maître nettoie votre cœur des diverses impuretés que vos pensées et vos actions fondées sur l'ego y ont accumulé. Petit à petit, l'homme, proche de l'animal s'humanise, puis devient un véritable être humain et s'embarque pour le voyage vers la divinisation.
Quelle est l'utilité d'une telle pratique, alors que nous avons déjà nos religions, nos rituels et nos écritures ?
Selon le fondateur, Shri Ram Chandra
de Shahjahanpur, que nous appelons affectueusement Babuji, Dieu ne peut être découvert sous aucune forme, ni aucun nom, ni dans des rituels, des lieux de culte ou des écritures : Il doit être trouvé dans le recoin le plus profond du corps humain, le coeur.
La religion est comme le berceau où nous sont inculquées quelques notions élémentaires sur Dieu, des méthodes pour Le vénérer, le besoin de mener une vie morale, etc. Babuji a dit que la spiritualité commence là où la religion finit. La spiritualité transcende les noms, les formes et les attributs de Dieu dont l'imagination humaine L'a investi, à travers les siècles. Le vrai Dieu, selon le Sahaj Marg, est ce qu'il y a de plus subtil, hors de portée de notre mental et de nos sens, sans forme, sans nom et sans attribut, mais faisant néanmoins partie de l'expérience humaine.
Dans cette pratique spirituelle, nous cherchons donc à vivre le réel tel qu'il est. Nous espérons y parvenir au travers d'un processus qui atténue et dissout progressivement notre attachement à nos propres noms, formes, qualités et qui, ainsi, vide notre conscience. Quand, dans notre nature, nous devenons comme Cela, nous commençons à expérimenter ou à sentir une unité avec Cela en nous-mêmes : en fait, cette pratique rétablit le lien entre nous et l'être intérieur divin. Ce lien amène la nature et le pouvoir divin à affecter notre identité égotique qui se trouve peu à peu effacée. Le Divin qui est présent en nous commence alors à se manifester dans nos pensées et nos actions.
Ce qui signifie que je perdrai ma propre identité ! Comment survivre alors dans cette société de compétition ?
Il n'y a rien à craindre ! Le processus décrit plus haut est appelé "transformation" dans notre système.
Dans la première étape, nos tendances animales sont supprimées et nous devenons des êtres humains bons, sans aucune anomalie, ni aspérité.
Le stade avancé ou ultime est appelé divinisation, quand l'être divin à l'intérieur nous guide, nous informe et imprègne toutes nos pensées et actions. Nous commençons alors à entrer dans le courant de la Nature sans offrir aucune résistance, consciente ou inconsciente. Bien que vivant encore dans ce corps humain, nos fonctions physiques et mentales sont en conformité avec la Nature, ramenées à un état de parfait équilibre et d'harmonie avec Elle. Le rendement de nos facultés est optimal et nous devenons plus efficaces dans notre vie matérielle, précisément parce que nous avons réalisé notre existence et notre identité spirituelles, qui sont éternelles. Comme l'Eternel pénètre le présent également, Il illumine la vie humaine et lui donne un sens, pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent.
Babuji insiste sur le fait que la distinction entre l'humain et le Divin, le matériel et le spirituel, est artificielle. Si les deux sont équilibrés et intégrés, notre existence devient unifiée et complète. Ainsi, le Sahaj Marg nous enseigne à ne pas fuir la vie terrestre ni rejeter avec mépris le côté matériel de l'existence humaine comme totalement étranger au développement spirituel. Si vous négligez l'existence matérielle, cela affecte le spirituel et vice versa.
S'il vous plaît, parlez-nous des Maîtres de votre système.
Le premier Maître était
Shri Ram Chandra de Fatehgarh , Il devait subvenir aux besoins d'une famille avec un maigre revenu et dut subir bien des privations. On le surnomme affectueusement Lalaji.
C'est Lui qui a redécouvert l'ancienne méthode de transmission du pouvoir spirituel du Maître dans le cœur de l'aspirant pour en nettoyer les impuretés et accélérer son progrès spirituel. Il avait un petit groupe de disciples
Le disciple le plus dévoué de Lalaji et son successeur spirituel fut Shri
Ram Chandra de Shahjahanpur, dans l'Uttar Pradesh C'est Babuji dont nous avons déjà parlé, qui avait curieusement le même nom que son Maître. Il vécut de1899 à 1983. Sa vie fut aussi remplie de difficultés matérielles et de nobles sacrifices envers ses frères et soeurs humains. Il perfectionna le système de transmission spirituelle et fonda en 1945 la Shri Ram Chandra Mission en mémoire de son Maître. Il créa un réseau de "précepteurs", c'est-à-dire des pratiquants formés pour relayer la transmission. Il fit de nombreux voyages à travers l'Inde, ainsi qu'à l'étranger. Grâce à ses efforts, la Mission enregistra de son vivant une croissance rapide. Son livre La Réalité à l'Aube et d'autres ouvrages sur le raja-yoga ainsi que des lettres adressées aux pratiquants du Sahaj Marg révèlent la profondeur et la vaste portée de sa recherche dans le domaine peu connu de la spiritualité.
Le Maître actuel, Shri
Parthasarathi Rajagopalachari né en 1927, habite Madras. Il fut un associé intime et le principal disciple de Babuji, de 1964 à la mort de ce dernier en 1983. Il devint à ce moment-là son représentant spirituel et le président de la Mission. Il travaillait comme directeur exécutif dans une grande entreprise privée du Tamil Nadu (un état du sud) et est actuellement à la retraite. Du vivant de son Maître, Il fut un secrétaire général très dynamique pour la Mission et a contribué considérablement au renforcement de ses structures ainsi qu'à la publication de sa littérature. Il a accompagné son Maître lors de ses voyages à l'étranger et l'a assisté avec compétence dans son travail spirituel. Son livre "Mon Maître" est un prodigieux hommage à Babuji. Ses autres livres comprennent des journaux de ses voyages outre-mer avec Babuji, son autobiographie spirituelle et plusieurs volumes de ses conférences en Inde et à travers le monde, où il interprète, amplifie et reformule à l'intention de l'homme du XXIème siècle, les enseignements de son Maître. Ses continuels voyages et son travail spirituel ont permis une croissance remarquable et l'expansion des activités de la Mission dans toute l'Inde, en Europe, aux U. S. A. et dans bien d'autres pays.
Qu'y a-t-il de si particulier ou d'unique dans votre système, pour le démarquer des autres systèmes ?
La méthode de transmission, mentionnée précédemment, est ce qu'il y a d'unique dans ce système. Il s'agit bien de l'amour ou de l'essence divine que le Maître, du fait de ses accomplissements spirituels, concentre et déverse dans le cœur de l'aspirant, retirant petit à petit tout ce qui l'alourdit et lui transmettant un potentiel de développement spirituel. La technique du nettoyage et la transmission qui utilisent la même énergie divine, sont donc des éléments spécifiques de ce système. Le Maître a également habilité des précepteurs, en Inde et à l'étranger, à accomplir ce travail de nettoyage et de transmission afin que ce service spirituel soit accessible au plus grand nombre.
Une personne qui souhaite pratiquer doit commencer par prendre trois " sittings " d'introduction : nous disons " sitting " parce que l'aspirant et le précepteur ou le Maître sont assis face à face pour méditer. Durant ces trois " sittings " d'introduction, le Maître ou le précepteur effectue le nettoyage initial afin de rendre la méditation possible et confortable, loin de l'agitation habituelle. De tels sittings sont nécessaires périodiquement, même après avoir commencé de pratiquer quotidiennement, car le cœur doit être dégagé d'innombrables couches de lourdeurs.
Deuxième particularité de ce système, il reconnaît nos obligations matérielles, familiales, professionnelles, sociales et insiste pour qu'un équilibre soit maintenu entre elles et notre pratique spirituelle. On ne nous demande en aucun cas de renoncer à nos familles, à nos professions ou à nos possessions. Simplement, le développement intérieur qui s'opère chez le pratiquant conduit à une pratique juste de toutes ces valeurs fondée sur le non-attachement.
Le troisième aspect remarquable du système est son extrême simplicité et son naturel, l'absence de dogmes rigides, de rituels et de pratiques mécaniques.
Enfin, ce système requiert un minimum de temps et d'efforts mais il est spécialement adapté aux besoins de l'homme du XXIème siècle. Le Sahaj Marg affirme avec insistance que la vie de famille sous toutes ses formes est la meilleure école pour le progrès spirituel.
L'effet des " IMPRESSIONS " (samskaras en sanscrit)
Que sont les " impressions " ?
Pour la science, chaque action a une réaction sur le plan physique. Pour la spiritualité, chaque pensée ou action accomplie avec le sentiment du " je " ou la conscience du " moi " (ego), marque le cœur d'impressions subtiles qui deviennent les semences de pensées ou d'actions futures qui, à leur tour, conduiront à la formation d'impressions. Des impressions répétées du même ordre se solidifient en tendances sous la forme de voiles innombrables autour de l'âme humaine. L'être humain devient alors prisonnier de ses impressions et doit revenir encore et encore à l'existence terrestre afin de les éliminer. Mais tandis qu'il élimine ses vielles impressions,, il en crée de nouvelles. Du fait de ce cercle vicieux, sa progression vers le but de sa réalisation spirituelle, c'est à dire de son essence divine est stoppée. Ainsi, un système de pratique spirituelle qui n'offre pas de solution à l'accumulation des impressions ne peut nous mener bien loin. De nos jours, le Sahaj Marg bénéficie du soutien d'un Maître vivant et son pouvoir spirituel offre la possibilité de nous dégager de nos impressions, pourvu que nous soyons disposés à nous en débarrasser !
N'existe-t-il pas de bonnes impressions ? Celles-là, ne peut-on pas les conserver ?
On peut parler de bonnes impressions pour celles qui résultent d'actes méritoires qui peuvent nous mener vers une vie meilleure sur le plan humain. Mais elles ne nous aident pas à nous libérer de cette existence terrestre. Selon Babuji, les bonnes impressions sont comme une cage dorée, mais demeurent néanmoins une cage : nous en sommes prisonniers, dans l'incapacité d'atteindre notre réalisation divine. Par conséquent, il est indispensable d'abandonner ces idées de bien et de mal, de vice et de vertu, de paradis et d'enfer qui sont des conceptions humaines. Il est indispensable de transcender ces dualités ou paires d'opposés, et de rétablir notre mental dans le Divin. Une telle transcendance du mental ouvre la voie à la possibilité de transcender cette existence terrestre qui est brève, limitée et restrictive sous bien des aspects. Selon mon Maître, seule la spiritualité peut amorcer le processus de l'expansion intérieure et de la libération finale d'une existence aussi limitée.
L'aspirant et la pratique
Quelles sont les conditions requises pour devenir un pratiquant ?
Il faut avoir dix-huit ans révolus et être disposé à pratiquer régulièrement selon notre système pour une période d'essai d'au moins trois mois, sous la conduite d'un précepteur de la Shri Ram Chandra Mission.
Pouvez-vous me dire ce qu'un aspirant spirituel doit faire pour commencer la méditation selon votre système ?
Le chercheur spirituel qui désire commencer à pratiquer doit prendre un minimum de trois sittings (séances de méditation) d'introduction avec un précepteur sur une période de deux ou trois jours consécutifs. Chaque session dure environ une demi-heure durant laquelle le précepteur sert de canal au Maître et dirige le pouvoir de transmission mentionné plus haut vers le cœur de l'aspirant et commence à nettoyer ses impressions. Ceci doit très vite amener de la légèreté dans le mental de l'aspirant et lui permettre de méditer par lui-même. Par la suite, il devra prendre régulièrement des sittings avec un précepteur, lequel lui en indiquera la fréquence : en moyenne, tous les quinze jours ou trois semaines. Il en est ainsi parce qu'il n'y a pas vraiment de fin au processus du nettoyage, si l'on considère les couches innombrables d'impressions (couramment appelés opacités) que nous avons accumulées. La participation à des séances de nettoyage durant les sittings individuels et les sittings de groupe (méditation) donnés par le Maître ou ses précepteurs créent et augmentent progressivement la légèreté et même la vacuité du cœur, ce qui ouvre automatiquement le cœur à l'entrée de la grâce divine. L'expérience qui en résulte est l'expansion, la subtilité, ainsi que d'autres manifestations de transformation intérieure que le pratiquant peut constater lui-même.
Quelle est la pratique quotidienne prescrite au pratiquant ?
La pratique se compose de trois éléments :
la méditation, le matin.
le nettoyage, le soir.
la prière, au coucher.
La méditation
Pourquoi devrais-je méditer ?
Le mot "méditer" signifie porter continuellement son attention
ou maintenir son esprit fixé sur une pensée.
Nos écritures disent, et c'est prouvé par l'expérience, que
nous devenons ce sur quoi nous méditons. En d'autres termes,
nous acquérons la nature, la qualité ou la condition de l'objet
sur lequel nous méditons. Donc, lorsque nous méditons sur ce
qu'il y a de plus subtil, c'est-à-dire Dieu, nous perdons notre
opacité et acquérons Sa subtilité, devenant ainsi semblables
à Lui ; alors seulement la fusion avec Lui, qui est le but ultime
de la vie, est rendue possible. Mais cela ne peut être atteint
que par une pratique assidue et quotidienne de la méditation,
avec une dévotion totale.
Comment me préparer pour ma méditation quotidienne ?
La façon de se préparer à la méditation du matin est décrite
ci-dessous:
- Levez-vous avant le lever du soleil.
- Lavez-vous le visage et les dents.
- Lavez-vous si vous ne vous sentez pas propre, sinon ce
n'est pas nécessaire (l'idée est de commencer la méditation
aussi tôt que possible, sans perdre de temps en activités
routinières telles que toilette, petit-déjeuner, lecture du
journal, exercice physique, etc.).
- Portez des vêtements amples et confortables.
- Fixez-vous une heure et un endroit consacré à la méditation
quotidienne.
- Demandez aux membres de votre famille de ne pas vous déranger
durant la méditation.
- Réglez le réveil sur une demi-heure. Augmentez progressivement
la durée jusqu'à une heure pendant une période de trois à
six mois. Si vous n'avez pas de réveil, fixez l'alarme mentalement.
Si vous ouvrez les yeux avant l'heure, vous pouvez les refermer
et continuer à méditer.
- Asseyez-vous confortablement, détendu, mais avec le dos
et la tête droits. Si la tête retombe après que vous avez
commencé de méditer (par suite de la perte de conscience du
corps), ne vous en inquiétez pas. La position allongée n'est
pas autorisée, car trop de confort pourrait vous rendormir
!
- S'il vous plaît, comprenez que la méditation sur le Divin
dans votre coeur est adoration. Par conséquent, commencez
par une prière silencieuse pour l'élévation spirituelle avec
un coeur plein d'amour et de dévotion.
Comment méditer ?
Nous fermons les yeux et commençons avec la pensée que la
lumière divine est présente dans le cœur. Puis, nous nous détendons
dans la position assise, le regard porté vers l'intérieur. C'est
très simple.
Faut-il renouveler la pensée de la lumière divine ?
Non. Le Maître dit que formuler cette pensée une fois au début
suffit. Avec cette pensée, le mental subconscient est relié
au Divin dans le cœur pendant toute la durée de la méditation.
Le mental conscient peut continuer d'émettre des pensées, des
images, …etc, mais il est conseillé de ne pas y prêter attention,
car c'est un moyen de se débarrasser des impressions. Comprenez
que dans ce système, une fois la méditation commencée, le mental
ne travaille plus donc pas de concentration ni de répétition
d'aucune idée, telle qu'un mantra par exemple. Les systèmes
précédents ont apparemment utilisé de telles méthodes à seule
fin de faire taire ou de supprimer les pensées, avec pour effet
que les impressions ne trouvent pas d'issue et continuent de
faire leurs ravages de l'intérieur.
Est-il possible de méditer sans que le mental ait à intervenir
pendant la méditation?
Oui. Nos Maîtres ont dit que cette pensée est très efficace.
Donc la simple suggestion au début de la méditation, de la lumière
divine dans le cœur est assez puissante pour relier notre mental
au Divin. Ceci peut être comparé au fait d'allumer la lumière.
La connexion est établie de façon continue et nul n'est besoin
de garder le doigt sur l'interrupteur (en répétant la pensée
de la lumière divine).
Dois-je essayer de voir la lumière divine pendant la méditation
?
Non. Le Maître dit que le Divin est trop subtil pour être perçu
par les sens. Même la lumière a une certaine matérialité, un
certain poids, aussi le Divin ne devrait pas être visualisé
comme la lumière du soleil, celle de la lune ou encore la lumière
électrique. Comme le mental humain ne peut pas méditer sur le
" Rien ", nous conservons une idée abstraite du Divin et méditons
sur Lui en pensant qu'Il illumine notre conscience de l'intérieur.
Alors, que fait-on pendant la méditation ?
Notre Maître dit de ne rien faire. Vous n'êtes pas actif, vous
êtes passif durant la méditation. La méditation, selon le Maître,
est un état dans lequel nous attendons que la grâce divine pénètre
en nous. Ceci est la façon la plus naturelle de méditer, parce
qu'il n'y a pas d'activité au niveau physique ou mental et que
nous adoptons une attitude d'abandon (passivité totale) au Divin
et L'attendons dans nos coeurs. Le Sahaj Marg nous enseigne
que, sur le chemin spirituel, il n'y a pas de place pour deux
: vous et Dieu. Tant que vous êtes conscient de vous-même en
vous livrant à une activité, même au nom de la méditation, Il
ne peut pas être là. Il est avec vous de façon certaine dès
lors que vous vous oubliez vous-même. C'est ce qui est obtenu
grâce à la méditation selon le Sahaj Marg où un tel état d'oubli
de soi est rapidement amené par le pouvoir spirituel de transmission
du Maître.
Que dois-je faire si mes pensées me perturbent pendant
la méditation ?
Vous devez les considérer comme si elles étaient celles de
quelqu'un d'autre et ainsi, créer une distance entre vous-mêmes
et les pensées qui vous viennent. Notre Maître nous conseille
de les traiter comme des hôtes qui n'ont pas été invités : elles
s'en iront si vous ne leur accordez pas d'attention. Si vous
vous trouvez activement impliqué dans ces pensées, il vous est
conseillé d'en détacher doucement le mental en le ramenant à
la pensée de départ, c'est-à-dire la présence de la lumière
divine dans votre cœur (mais cela ne doit pas être fait de façon
mécanique de façon à ne pas le transformer en mantra !). Cependant
ceci est un problème passager pour le nouveau pratiquant. Avec
une pratique régulière de la méditation quotidienne et des sittings
périodiques avec les précepteurs, vous constaterez que les pensées
perdent de leur poids et cessent de déranger votre sentiment
de calme intérieur et de tranquillité.
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